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Charte de l'ASP Fondatrice et des ASP membres de l'UNASP
Enoncée en 1984 Mise à jour en 1993, 1999, 2000 et 2006
Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave évolutive ou terminale. Leur objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle.
Le traitement de la douleur et des autres symptômes est un préalable. L'accompagnement est un ensemble d’attitudes et de comportements adaptés à l’état du malade, souvent angoissé physiquement et moralement.
L’emploi nécessaire des moyens de lutte contre la douleur physique se fera avec le souci de ne pas altérer, autant que faire se peut, la conscience et le jugement du malade.
Sont au même titre considérées comme contraires à cet esprit deux attitudes : l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie. L’acharnement thérapeutique (ou obstination déraisonnable) peut être défini comme l’attitude qui consiste à poursuivre une thérapeutique lourde à visée curative, qui n’aurait comme objet que de prolonger la vie sans tenir compte de sa qualité, alors qu’il n’existe aucun espoir raisonnable d’obtenir une amélioration de l’état du malade. Par euthanasie, on entend toute action ayant pour dessein de mettre fin à la vie du malade. Par ailleurs, il ne sera pas privé sans raison majeure, jusqu’à son décès, de sa conscience et de sa lucidité.
Une attitude générale de franchise vis-à-vis du malade, quant à la nature ou au pronostic de sa maladie, est généralement souhaitable pour assurer l’accompagnement de la meilleure qualité possible, de même que vis-à-vis de ses proches (sauf avis contraires du malade). Toutefois, les circonstances psychologiques sont trop variées pour que cette recommandation puisse être formulée autrement qu’en termes généraux.
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